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Histoire de la Hongrie

Histoire de la Hongrie

Palma, Ivan 30-01-2019

Si vous avez déjà visité d’autres pays de la région, vous vous êtes bien rendu compte qu’en Hongrie, mmmh…comment dire, tout est un petit peu différent. Le langage sonne bizarre, aucun mot ne nous est familier, et la majeure partie des gens ont même un problème pour prononcer les vocales comme S ő, í, ü, é et beaucoup d’autres.

Ceci est dû à l’histoire unique de la Hongrie et de ses habitants, les hongrois. Afin que vous le sachiez, même son nom est différent en Hongrie : ils s’appellent eux-mêmes "magyar", et leur terre "Magyarország". C’est un miracle que cette petite nation continue à exister après un millénaire d’histoire turbulente et agitée. Les hongrois: A Thousand Years of Victory in Defeat est un livre historiographique à propos de l’histoire hongroise, et le titre est cité parfois sous forme de blague en tant que  "A Thousand Years of Failure and Defeat" (Mille année de désastre et de défaite). Lire les parties qui traitent sur les occupations et les révolutions ratées contre elle suffit pour comprendre pleinement l’ironie.

Si nous remontons à quelques milliers d’années dans l’histoire, nous pouvons les trouver autour de l’Oural, la frontière entre l’Europe et l’Asie, parlant joyeusement avec les locuteurs des langues qui les comprenaient : par exemple les finlandais, estoniens et beaucoup d’autres langues moins communes qui sont parlées en Sibérie, qui proviennent de la même famille linguistique que le hongrois. 

Les hongrois émigrent à l’ouest

A cause d’une certaine raison, les tribus hongroises commencèrent à émigrer vers l’ouest à un moment donné, probablement poussés par d’autres tribus nomades. En arrivant au bassin des Carpates (où ils résident actuellement) ils se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause du manque d’espace libre dans l’Europe médiévale. En peu de générations, un futur chef fut couronné pour être un roi chrétien, plus exactement en l’an 1000, année qui marque la fondation du pays de la Hongrie. Saint Etienne était un peu comme un gouvernant du style Game of Throne, car il a essayé de donner l’exemple en faisant que son propre oncle rebelle soit mutilé et écartelé, mais toujours est -il qu’il est toujours vénéré comme un saint, c’est pour cela que la Basilique de Saint Etienne a son nom, et c’est là que l’on a conseré sa main droite jusqu’au jour d’aujourd’hui.

La ligne de Stephen et l’invasion mongole

Les descendants de Stephen firent de la Hongrie un pays fort et prospère, et ils ont même réussi à envoyer quelques moines à l’est pour connaître la Magna Hungaria, ou l’ancienne terre hongroise d’où procédaient les hongrois et leur langue amusante. Malheureusement, les anciens hongrois furent exterminés bien vite par une invasion mongole, qui toucha également et détruisit une grande partie de la Hongrie. Néanmoins, le pays a été reconstruit, avec beaucoup de colons étrangers amenés pour remplacer les morts.

Invasions turques et autrichiennes

La dernière superstar “à succès” d’un roi hongrois a été Mathias (connu pour son visage sur les billets de 1.000), qui a vécu dans une cour de la Renaissance – et, cela est vrai -certaines personnes d’inclination ultranationaliste pensent qu’il aurait découvert l’Amérique s’il n’était pas mort en 1490, deux ans avant l’heure. Peu de temps après que, littéralement le pays s’écroule, les turcs prirent la partie sud, les autrichiens l’occident - la seule partie indépendante – fut la Transilvanie, l’actuelle Roumanie, où continue de vivre à l’heure actuelle la majeure partie de la population hongroise en dehors de la Hongrie.

Le bon côté de cette invasion ? Les autrichiens nous ont offert le schnitzel de Vienne et les Turcs leurs fameux bains auxquels ils donnent leur nom, quelques-uns continuent à être utilisés au jour d’aujourd’hui.

Les Turcs dehors, les Habsbourg dedans.

Oui, c’est comme si vous vous débarrassiez d’un agresseur et que votre vie d’un coup ne connaisse plus de problème. Postérieurement, les Habsbourg se sont emparés de toute la Hongrie, les hongrois se sont donc rebellés et perdirent de manière misérable, deux fois : une fois au début du XVIII siècle et une autre en 1848-1849. Ils durent arrêter la construction du pont des Chaines à cause de la lutte, qui termina avec l’exécution des Généraux Hongrois de la part de l’empereur François Joseph (qui commencera la Première Guerre Mondiale, intelligemment 65 ans plus tard).

L’empire Austro Hongrois s’écoule

La Première Guerre mondiale signifia la disparition de l’empire austro hongrois : le vainqueur remporta tout, et le perdant fut apparemment tronqué. Deux tiers du territoire de l’ancienne Royaume hongrois furent remis à leurs voisins (même à l’Autriche), et depuis la Hongrie a été en majeure partie libre, mais très sujette à la formation de petites nations qui menacent à grand nombre de pays similaires de la région. Exiger le retour des territoires perdus est une idée nationaliste assez typique, et même si les visiteurs adorent l’hospitalité des gens de Budapest, le pays en général peut être assez xénophobe dans le fond en comparaison à des sociétés plus multiculturelles (et des lieux avec des histoires moins turbulentes).  

Deuxième Guerre Mondiale : la connexion allemande

Les hongrois ont toujours eu l’habilité de s’allier avec les perdants, depuis toujours. La règle générale est que si la Hongrie vous attaque vous ouvrez la bouteille de champagne et vous vous mettez à danser. C’est exactement ce qu’ont fait l’Union soviétique et les Etats Unis lorsque la Hongrie leur a déclaré la guerre en même temps. Pour être justes, les allemands ont occupé la Hongrie au fur et à mesure que la guerre avançait – c’est pour cela qu’au jour d’aujourd’hui beaucoup de politiciens essayent de couvrir la participation de la Hongrie dans la guerre et l’Holocauste en disant que c’est la faute des allemands. 

Communisme

Et si tout ça n’était pas suffisant, après quelques années indépendantes après la guerre, les communistes prirent le pouvoir et construisirent un pays autocratique ami des soviétiques sur les ruines de la guerre. Les hongrois se rebellèrent une fois de plus (en 1956), seulement pour être écrasés par les tanks soviétiques. Mais au moins, grâce à la révolution, la Hongrie socialiste postérieure à 1956 s’est convertie en ce que nous appelons généralement les casernes les plus heureuses du camp soviétique. En d’autres termes « le communisme de goulash », décrit comme les hongrois des années 60 et 70 ont été capables de vivre une vie meilleure que celle des roumains ou des polonais, avec la mise en garde de ne pas pouvoir en dire beaucoup en politique ou en affaires civiles. 

 

Le changement de régime et la Hongrie actuelle

Vous ne serez pas surpris de savoir que les hongrois étaient vraiment contents lorsque le Rideau de Fer est tombé et qu’ils ont pu s’unir au reste de l’Europe – à cette époque les pays d’Europe occidental étaient en général beaucoup plus riches et progressistes que l’ex-socialiste de l’Est. Il est connu que dans les magasins de Vienne au début des années 90 ils avaient des affiches où il était écrit “Les Hongrois, ne volez pas”. Beaucoup de hongrois attendaient que l’adhésion à l’UE en 2004 marque la dernière étape de la réadmission du pays en Europe, même si aujourd’hui, 15 ans après, la Hongrie s’est convertie en un exemple paradigmatique du populisme d’extrême droite et le soi-disant libéralisme. Mais même si ce n’est pas la direction idéale, le fait que la Hongrie soit pionnière en Europe fait que beaucoup de Hongrois se sentent fiers de leur pays.